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Une maison en bois pour se sentir (encore) mieux chez soi

Depuis le conte des trois petits cochons, les maisons en bois ont plutôt bien évolué. Et, à l’image des chalets alpins, personne n’aurait désormais assez de souffle pour les détruire. Au point que, contrairement, à l’histoire de notre enfance, la maison faite de briques et de ciment n’apparaît plus comme le refuge ultime… Le constructeur breton Trecobat n’a pas attendu de relire ses « classiques » pour s’en convaincre. Lui qui, en plus d’une activité traditionnelle, fabrique des maisons en bois depuis longtemps déjà. Même si, aujourd’hui, il souhaite franchir une étape en donnant un second souffle à ce type d’habitation. Car en plus d’une image élitiste, la maison à ossature bois souffre d’une faible inertie. Concrètement, cela signifie qu’elle ne permet pas d’éviter qu’il fasse la même température à l’intérieur qu’à l’extérieur (sans chauffage ni climatisation). Même si, en Bretagne, il n’est pas toujours évident de s’en rendre compte!
On est alors au point de départ de la collaboration entre le CEA et Trecobat. Un partenariat dont l’objectif est de tester une maison à ossature bois en conditions réelles, sous un climat méditerranéen. Pour mener à bien le projet, Trecobat a embarqué de nombreux partenaires industriels, français dans leur très grande majorité, voire locaux. C’est le cas d’Atlantic, Velux, Delta Dore, KP1, Vicat, K-Line, Siniat, Nature et Bois, Dupont, Adret… Jusqu’en 2017, le CEA, Trecobat et leurs partenaires et fournisseurs vont donc tester, mesurer et analyser les performances de cette maison. Le but étant de définir une habitation familiale et confortable sous un climat méditerranéen, sans être énergivore.
Et il faut dire qu’à l’issue de cette première visite de chantier, le résultat est plutôt attirant… Avec son patio intérieur et sa pergola bioclimatique, son éclairage naturel régulé par des volets roulants automatisés, sa ventilation naturelle et son inertie équilibrées par la combinaison de bois et de béton, on se verrait plutôt bien habiter ici. Une première impression à confirmer avant l’été, quand la maison sera terminée… Même si, d’ores et déjà, le défi de la « démocratisation », affiché par Régis Croguennoc, responsable « Etudes et Conception » chez Trecobat, semble tenu. D’autant que le constructeur n’a pas oublié d’intégrer au projet le volet comportemental et, donc, de simuler la vie d’une famille à l’intérieur de la maison.
Autant d’éléments qui contribuent à « l’effet de vitrine de la Cité des énergies », comme l’a confirmé Pierre Joubert, en charge du projet global. « C’est une étape supplémentaire dans notre objectif de production de filières aux cotés des collectivités locales avec notamment l’acquisition d’équipements, comme les cellules climatiques. Tous ces projets permettent également de marier constructeurs et équipementiers afin d’obtenir un prix au m2 identique, voire inférieur, au prix du marché. Tout en étant moins énergivore! » Enfin, on retrouve également cette notion de vitrine dans l’architecture même du projet puisque, contrairement à l’image que l’on pourrait se faire d’une maison expérimentale, l’objectif est de proposer un produit reproductible et, donc, commercialisable rapidement. Contemporaine et esthétique, la future demeure est séduisante. Surtout quand on sait que le loup peut désormais souffler, souffler, souffler… les trois petits cochons ne seront jamais dévorés!