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Une collaboration «nécessaire et précieuse» entre le CEA et ITER

Comme en janvier dernier à l’occasion de l’inauguration du siège de l’organisation internationale, Bernard Bigot était ce vendredi 6 septembre aux côtés de Geneviève Fioraso, ministre de la recherche et de l’enseignement supérieur. L’administrateur général du CEA, également Haut Représentant de la France pour ITER (HRFI) a ainsi eu l’occasion de rappeler la teneur de la collaboration historique entre les deux organismes de recherche: «à la fois précieuse et nécessaire». Et de préciser que «le CEA a toujours soutenu le programme de recherche ITER. L’organisation internationale s’en est d’ailleurs servi, comme support, lors de son arrivée et de son implantation avec des besoins immédiats, liés à la proximité des deux sites, afin de participer à la mise en place des premières infrastructures».
Aujourd’hui, après une première phase de vie commune, ITER Organization possède son propre site. Néanmoins les rapports entre les deux organismes sont constants. D’abord via l’Agence ITER France, antenne du CEA Cadarache: elle a en effet la responsabilité de l’accueil des collaborateurs et de leur famille, mais également des travaux de viabilisation du site, sans oublier l’organisation des convois, assurée par une cellule de coordination mise en place au sein de l’agence. Ensuite via les programmes qui permettent de participer au programme de recherche lui-même, à l’image du projet West qui consistera à implanter et tester le divertor d’ITER au sein de Tore Supra, une installation expérimentale unique au monde puisque dotée d’aimants supraconducteurs et équipée de composants face au plasma activement refroidis. La configuration magnétique de Tore Supra est d’ailleurs d’ores et déjà en cours de modification, passant d’une forme circulaire à celle d’une lentille déformée, pour obtenir des plasmas ayant des caractéristiques proches de celles d’Iter.
Enfin, au-delà même du projet West, dans lequel ITER s’est naturellement inscrit, la collaboration va prendre une nouvelle tournure afin d’optimiser les calendrier et les coûts du programme de recherche sur la fusion nucléaire. «La réunion ministérielle a permis de mettre en évidence la nécessité de faire coïncider le calendrier politique du projet avec le calendrier des industriels, soumis à des contraintes de fabrication, de livraison et de stockage. Dans cette optique, et afin d’aller plus vite et moins cher, une collaboration d’un nouveau genre devrait très prochainement voir le jour. L’idée étant d’éviter de construire sur le site d’ITER des infrastructures qui existent déjà au sein du CEA. Et ITER Organization semble prêt à investir dans ce type de rapprochement».
A noter enfin que Geneviève Fioraso, en marge de la réunion, a également rappelé son soutien sans faille au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, n’hésitant pas à adresser un «message positif» à l’ensemble de ses salariés.