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Une Cité des énergies en forme de trait d’union

De grandes pièces lumineuses, du bois, une serre, et une large terrasse déjà prête à accueillir quelques panneaux photovoltaïques… Le premier bâtiment de la Cité des énergies a beau être encore vide, il donne déjà une bonne idée du projet qui se concrétise actuellement à Cadarache. Avec un investissement financier, et humain, à la hauteur des ambitions désormais affichées par le CEA en matière d’énergies alternatives. Non pas comme un palliatif au nucléaire, mais plutôt comme une branche supplémentaire qui n’hésite plus à afficher, et affirmer, sa filiation. «Nous sommes les enfants du nucléaire», déclarait spontanément Jean Therme, directeur de la recherche technologique, délégué aux énergies renouvelables auprès de l’administrateur général Bernard Bigot. «Parce que la plupart des technologies utilisées dans les énergies renouvelables sont issues du nucléaire». Comme un trait d’union qui, à Cadarache, légitime un peu plus la naissance d’une Cité consacrée au solaire, à la biomasse (et plus particulièrement la production de biodiesel via les microalgues) et à l’efficacité énergétique des bâtiments. Avec, en ligne de mire désormais officielle, la volonté d’effectuer du transfert technologique en direction des industriels régionaux.
«Ici, à Cadarache, nous pouvons nous appuyer sur l’un des plus gros centres CEA de France tout en bénéficiant d’un soleil réputé pour être le meilleur de l’Hexagone», continuait donc Jean Therme. «Sans oublier cette volonté et ce soutien de l’ensemble des collectivités locales. Roger Pellenc, maire de Pertuis et lui-même industriel, symbolise parfaitement cette détermination. Lui qui n’hésite pas à nous en demander toujours plus en matière d’innovation et de R&D… Comme un challenge supplémentaire qui, au final, participe à l’envie collective de s’investir sur ce territoire». Le transfert technologique explique aussi l’implantation de la Cité à l’extérieure des clôtures du centre afin de simplifier les rapports avec les industriels. Car la Cité des énergies servira également de support à la valorisation de procédés développés à Grenoble et Saclay, en micro et nanotechnologie, conception, batteries, systèmes embarqués… «Avec, toujours, cette volonté, de monter en puissance et d’augmenter nos équipes dédiées en fonction des contrats signés. Même si, de ce côté, tous les indicateurs sont au vert puisqu’à ce jour, de nombreux partenariats de R&D ont été signés avec des entreprises partenaires du CEA, soit plus de 47 M€ d’investissements industriels déjà enregistrés».
Comme une bonne nouvelle supplémentaire qui, au moment de couper un ruban sous un soleil dont la qualité n’a pas fait défaut, permettait à Maurice Mazière, directeur du CEA Cadarache, de décliner les atouts de son centre… «Dans une période difficile où nous entendons parler quotidiennement d’arrêt d’activité, de faillite ou de chômage, Cadarache a bénéficié depuis plusieurs années de projets qui permettent de maintenir une activité importante sur le site, et qui bénéficient largement aux entreprises de la Région». Outre la Cité des énergies, c’est le cas du projet RJH, du réacteur RES ou du projet West… sans oublier le projet ITER «qui symbolise le très fort soutien des collectivités locales».
Maryse Joissains, présidente de la CPA, enchainait logiquement sur ce thème. Pour rappeler le fort investissement financier de l’agglomération aixoise. Mais également pour rappeler que si elle est «ouvertement tournée, et sans état d’âme, vers le nucléaire», elle ne conçoit pas cette accélération de la recherche, via Iter, sans un pendant qui ressemble fort à un message à destination des générations futures. «Afin qu’ils prennent conscience combien ce territoire peut aussi servir aux énergies renouvelables».