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Un rapport TSN pour Tout Savoir sur Nous: 5. L’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs

TSN comme Transparence et Sécurité Nucléaire. Un document officiel que le CEA se doit de produire afin de se conformer à la Loi relative à la Transparence et à la Sécurité Nucléaire de 2006. Même si, au-delà de l’obligation légale, ce rapport ressemble fort à un mode d’emploi. Une notice qui permet de savoir ce que l’on fait à Cadarache, et de comprendre pourquoi et comment on le fait. En une centaine de pages, le document dépasse donc l’obligation légale afin de permettre de «Tout Savoir sur Nous»… comme TSN! Car c’est aussi le sens de ce rapport, et de cette série d’articles. Afin de tenter de redonner du sens à un concept sans doute galvaudé: la transparence.

5. A Cadarache, on sait que l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs
Si certaines rumeurs ont la dent dure, c’est tout simplement parce qu’il s’agit bien plus que de rumeurs. C’est le cas des sangliers présents à Cadarache. Même si, en l’occurrence, il suffit de venir sur le centre en fin de semaine pour se rendre compte qui sont réellement les propriétaires de lieux. Laies, sangliers et marcassins salueraient presque les rares visiteurs dominicaux! Et si leur (omni)présence ne suffit pas pour conclure que l’environnement naturel du centre est parfaitement préservé, il constitue au moins un symbole sympathique. Il faut dire que les sous-bois et la garrigue représentent près de 1400 hectares, soit plus de 80% du domaine. Confiée à des entreprises spécialisées, leur gestion a toujours été assurée afin de protéger le centre des risques d’incendie. Mais, depuis 2009, la prise en compte de nouveaux enjeux se rajoute à cette préoccupation.
Car le domaine est aussi apprécié pour la qualité de ses paysages et de son environnement naturel. D’où la volonté désormais affichée et assumée de le préserver. Dans le cadre des études d’impact de ses projets (ITER, RJH, Cité des énergies…) le centre a fait réaliser ces dernières années plusieurs inventaires et études écologiques. Il dispose désormais d’un «Schéma directeur de gestion de la forêt et des milieux naturels de Cadarache 2010-2019»: un outil de gestion durable de l’espace naturel qui dresse un état des lieux du patrimoine forestier et propose un plan d’actions pour les dix prochaines années, en partenariat avec l’ONF.
Dans le cadre de la certification ISO 14001 (management environnemental) obtenue en 2007 et renouvelée depuis, le centre a mis en place un «réseau environnement» animé par un «responsable environnement», conseiller du directeur pour l’application de la réglementation et la conduite de la politique en matière d’environnement. Une étude d’impact globale a également été réalisée: elle porte cette fois sur l’ensemble des installations et des activités à l’horizon 2014. Impact sur le patrimoine naturel, rejets radioactifs et chimiques, nuisances olfactives, vibratoires, sonores, impact des chantiers et des transports… Sachant qu’en moyenne, les 4000 personnes qui relient chaque jour leur domicile à l’un des 480 bâtiments du centre, effectuent un trajet aller-retour d’environ 50 kilomètres. Les lignes de transports collectifs mises à disposition par le CEA depuis la création du site constituent donc la base du Plan de Déplacement Entreprise. En 53 ans, cela représente 13 millions de personnes transportées et une économie de plus de 40 millions de litres de carburant. En outre, depuis décembre 2007, le centre de Cadarache favorise le covoiturage qui représente aujourd’hui 10% des déplacements. Un chiffre qui peut et doit encore être amélioré, même s’il compte déjà parmi les meilleurs scores en PACA. Preuve que l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs.