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Un rapport TSN pour Tout Savoir sur Nous: 2. Des collaborations de tous bords

Contrairement aux idées reçues, la fameuse « centrale de Cadarache » n’existe pas… Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives n’a en effet pas installé la moindre centrale sur la commune de Saint-Paul-lez-Durance. En revanche, il a permis au lieu-dit «Cadarache» de devenir, en l’espace de 54 ans, le premier centre européen de recherche sur les énergies bas carbone. Le CEA Cadarache est l’un des dix centres CEA installés en France. Et c’est donc l’un des plus importants en Europe pour tout ce qui touche aux développements technologiques pour l’énergie. Les programmes développés ici, aux confins de quatre départements (Bouches-du-Rhône, Alpes-Haute-Provence, Var et Vaucluse) concernent l’énergie nucléaire mais également les énergies alternatives comme le solaire, la biomasse, ou les biocarburants. La partie nucléaire touche aussi bien la fission, technologie actuellement maîtrisée et utilisée pour fournir les particuliers en électricité, que la fusion avec, notamment, la mise en place du projet West. Le CEA va en effet implanter et tester le divertor d’ITER au sein de Tore Supra, une installation expérimentale unique au monde puisque dotée d’aimants supraconducteurs et équipée de composants face au plasma activement refroidis.
Pour mener à bien ces activités de recherche, le CEA Cadarache dispose d’une plate-forme de services rassemblant à la fois les moyens nécessaires à la gestion des matières nucléaires et au bon fonctionnement de ses laboratoires (fourniture des fluides, distribution de l’électricité, chauffage…). La partie nucléaire touche aussi bien le traitement des déchets et des effluents, que les moyens pour assurer la surveillance des installations et de l’environnement. Au total, le centre emploie donc 2300 personnes (en CDI ou en CDD, dont les doctorants et post-doctorants); un chiffre auquel il faut ajouter les 1000 salariés d’établissements hébergés comme Areva ou l’IRSN, et les 1600 salariés d’entreprises extérieures. Enfin, en moyenne sur une année, 700 collaborateurs extérieurs sont également présents, sous forme de stages ou en intérim. Une centaine de doctorants sont encadrés par les équipes de recherche du centre dans le cadre de conventions établies avec les universités et les grandes écoles. C’est notamment le cas avec Aix-Marseille Université (AMU), l’Ecole Centrale de Marseille, les Arts et Métiers d’Aix-en-Provence et l’Ecole des Mines de Saint-Etienne. Une unité mixte de recherche existe également avec le CNRS et l’AMU et, enfin, un laboratoire commun a été constitué avec AMU dans le domaine de l’instrumentation en milieux extrêmes: le LIMMEX. Derrière le sigle, il y a un laboratoire (Laboratoire dʼInstrumentation et de Mesure en Milieux Extrèmes) qui sert de passerelle entre le CEA et AMU pour avancer et progresser au travers de programmes de recherche, dʼétudes, stages, thèses, conférences, écoles dʼété, colloques. Dédié aux études expérimentales, théoriques, analytiques et numériques, le LIMMEX participe ainsi à la conception, au développement, à lʼélaboration et la mise en oeuvre de lʼinstrumentation et des techniques de mesures: mesures de rayonnement, thermiques, optiques, miniaturisation de capteurs, capteurs semi-conducteurs, algorithmes de traitement et dʼanalyse…