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Un niveau de sûreté «globalement satisfaisant» selon l’ASN

Anne-France Didier, déléguée territoriale de Marseille, et Pierre Perdiguier, chef de division, ont présenté le 14 mai le rapport annuel de l’Autorité de sûreté à la suite des actions menées en 2012 dans les régions Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse. 231 inspections ont été réalisées, dont 123 dans les installations nucléaires de base (INB): 77 sur le site de Cadarache et 43 sur la plateforme de Marcoule. «Sur la base des 231 inspections réalisées en 2012, l’ASN considère que le niveau de sûreté et de radioprotection dans les régions PACA, Languedoc-Roussillon et Corse reste globalement satisfaisant», ont rapidement annoncé les deux responsables avant toutefois de préciser que «la situation est inégale selon les installations du centre ou selon les domaines».
Concernant plus particulièrement le centre de Cadarache, l’ASN a tenu à préciser qu’elle avait noté «des points positifs ou des améliorations» dans le système de vérifications internes du CEA, l’organisation de la radioprotection, la gestion des déchets, le suivi des opérations de construction et la prise en compte du risque sismique. Sur ce dernier point, l’Autorité de sûreté est revenue sur l’exercice de crise nucléaire à dimension sismique du 17 janvier 2012, qui a permis de tester les nouvelles dispositions de gestion de crise définies par le CEA et les pouvoirs publics. Une simulation qui «s’inscrit dans la démarche de progrès du CEA Cadarache en matière de prise en compte du risque sismique, engagée depuis plusieurs années». A noter également que «l’organisation de la radioprotection des travailleurs est globalement bien structurée», même si l’ASN attend des «améliorations dans la coordination générale entre les entreprises utilisatrices et extérieures». Enfin, l’ASN considère que «le suivi du chantier de construction du réacteur RJH est assuré avec rigueur» même si elle note que l’exploitant fait face à des difficultés techniques significatives liées aux opérations de bétonnage.
Concernant les points d’amélioration, l’Autorité a également détaillé les progrès attendus en matière de «surveillance des prestataires», rappelant la mise en demeure du CEA Cadarache, le 19 février 2013. Objectif affiché par le gendarme du nucléaire: «assurer une surveillance de son prestataire principal, Areva, dans les installations ATPu et LPC, et renforcer la gestion des compétences liées à la sûreté du démantèlement de ces installations». Le centre de Cadarache, qui n’a pas contesté cette mise en demeure, a en revanche apporté depuis plusieurs précisions, insistant tout d’abord sur le fait «qu’il n’y a pas de problème de sûreté sur le fond et que l’ASN n’a d’ailleurs pas fait de PV sur ce point particulier».
Enfin, concernant la surveillance d’Areva, même si le CEA estime qu’elle «s’exerce normalement, par un dispositif opérationnel similaire à celui existant pour toutes les installations du centre de Cadarache», il a étudié «les moyens de renforcer encore la surveillance pour satisfaire la demande de l’ASN». Et, comme demandé, un courrier a été établi en ce sens à la fin du mois d’avril. L’autorité de sûreté n’a toutefois pas mentionné cette réponse à l’occasion de sa conférence de presse; sans doute parce qu’elle est actuellement à l’étude.