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Sûreté: une mention « globalement assez satisfaisant » pour l’année 2013

C’est désormais une tradition: à la fin du printemps, l’Autorité de sûreté nucléaire présente publiquement le bilan des inspections menées l’année précédente. Après la conférence de presse tenue à Marseille, c’est la Commission locale d’information de Cadarache qui a accueilli l’ASN, en présence d’Anne-France Didier, déléguée territoriale ASN, et de Pierre Castoldi, sous-préfet d’Arles, pour un exposé détaillé et précis. Au point, d’ailleurs, que la précision résidait parfois dans un intitulé quasiment similaire à l’année précédente. En effet, après avoir qualifié l’état de la sûreté de « globalement satisfaisant » en 2013, l’ASN a cette fois jugé que « le niveau de sûreté reste globalement assez satisfaisant ».
Entre les deux formulations, la précision réside donc dans un adverbe dont la présence s’explique, selon Laurent Deproit, chef de la division de Marseille de l’ASN, par les deux mises en demeure reçues par le CEA Cadarache au cours de l’année 2013, au sujet des installations ATPu (atelier de technologie du plutonium) et LPC d’une part (1), et de l’ATUE (atelier de traitement de l’uranium enrichi) d’autre part. Même si, comme l’a détaillé, le nouveau responsable régional, ces mises en demeure ont été levées. « L’ASN avait en effet constaté des dysfonctionnements organisationnels sérieux dans les installations ATPu et LPC, concernant la surveillance d’AREVA NC et la gestion des compétences importantes pour assurer la sûreté de ces installations en démantèlement », a rappelé Laurent Deproit avant de préciser que « L’ASN note une réponse satisfaisante du CEA à la décision de mise en demeure relative aux installations ATPu et LPC ». Enfin, concernant l’ATUE (atelier de traitement de l’uranium enrichi), « en raison de l’allongement notable de la durée des opérations de démantèlement », l’ASN avait mis en demeure le CEA d’achever le démantèlement de l’atelier. « Le CEA a proposé un nouveau scénario d’assainissement qui, de fait, annule donc la mise en demeure. Nous examinons aujourd’hui cette nouvelle proposition ».
Toujours au registre des commentaires à la suite des 63 inspections menées sur le centre de Cadarache en 2013, l’ASN a rappelé que 15 événements avaient été déclarés par l’exploitant. Dans chacun des cas, elle a suivi les propositions du CEA afin de classer ces événements au niveau 0, c’est-à-dire hors échelle INES. Enfin, l’Autorité de sûreté a souligné que « le CEA s’est investi dans le retour d’expérience de l’accident de Fukushima et a répondu aux premières prescriptions de l’ASN sur ce sujet ». Les inspections sur le chantier RJH ont d’ailleurs montré que « l’organisation et le suivi du chantier sont rigoureux ». Toujours au titre des ECS post-Fukushima, la construction du Nouveau centre d’intervention et de secours a d’ores et déjà été actée.
1. L’ATPu et le LPC sont des installations nucléaires exploitées par AREVA NC en cours de cessation définitive d’exploitation en vue de leur prochain assainissement et démantèlement. Ces installations de production et de laboratoire produisaient des combustibles d’oxydes mixtes (uranium – plutonium), appelés MOX.