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Quand le CEA Cadarache « suscite des vocations »

Test de dépistage de la maladie de la vache folle ou, plus récemment, du virus Ebola. Airbag, scanner, motorisation des sous-marins nucléaires… Toutes ces innovations sont sorties des laboratoires du CEA, classé au 3e rang des organismes de recherche français (en nombre de brevets déposés). Une première surprise pour les principaux et professeurs des collèges venus célébrer les 20 ans des « Cadarache-Jeunes ». Car ils ont effet eu droit au même programme que « leurs » collégiens qui, depuis 20 ans, participent à cette manifestation.
Christian Bonnet, directeur du centre, leur a donc présenté les enjeux de cette rencontre en insistant sur les notions d’emploi et d’impact économique. « Car le CEA est fortement engagé dans la concrétisation des avancées de la recherche et, donc, le transfert vers l’industrie et la création d’emplois. C’est un enjeu majeur puisque c’est le garant de la compétitivité de la France. Cela peut notamment permettre d’éviter certaines désillusions… On se souvient tous des nombreuses faillites de sociétés françaises et allemandes dans le secteur du photovoltaïque à la suite de l’arrivée massive sur le marché de panneaux fabriqués en Chine! Cela permet de bien saisir l’importance de garder une longueur d’avance, grâce à notre capacité d’innovation. »
Le directeur du centre a donc profité de cet auditoire privilégié pour insister sur la nécessité « de posséder des viviers de chercheurs et, donc, de susciter des vocations dans les domaines scientifiques. Il faut que les jeunes aient envie de s’engager dans la R&D ». Et c’est bien là tout l’intérêt des manifestations organisées par le CEA en direction des plus jeunes, à l’image des Cadarache-Jeunes qui ont permis à 3600 collégiens et 1000 enseignants de découvrir les installations du centre depuis 20 ans. « Car on se heurte aujourd’hui à une forme de défiance entre la société civile et la science en générale, surtout quand il s’agit du nucléaire. Ce type de rencontres démontre notre volonté de réconciliation afin de rétablir un lien de confiance ».
Le fait même d’aller à la rencontre des scientifiques permet également de démystifier un centre dans lequel, outre les activités de recherche dans le domaine du nucléaire, on travaille au remplacement des énergies fossiles par les énergies renouvelables. C’est le cas avec les nombreuses plateformes solaires installées sur le centre, mais également dans des laboratoires où l’on étudie la possibilité de fabriquer des biocarburants et, à terme, du biodiésel, à partir de micro-algues. Autant de (bonnes) raisons de faire perdurer les Cadarache-Jeunes quelques dizaines d’années supplémentaires… Et, de manière beaucoup plus pragmatique et officielle, de reconduire dans les prochains mois la convention de partenariat qui lie le CEA Cadarache et l’Académie Aix-Marseille. Depuis septembre 2010, date de la précédente signature, un plan d’action annuel est en effet élaboré entre les deux entités afin de «