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Le rapport TSN décrypté par Christian Bonnet

Le rapport public* du CEA Cadarache est un bilan annuel portant sur la sûreté nucléaire, la radioprotection, les incidents ou accidents, la nature et la composition des rejets radioactifs et chimiques issus des activités de recherche et les déchets radioactifs qui sont temporairement entreposés sur le site. L’occasion tout d’abord de revenir avec Christian Bonnet, directeur du centre de Cadarache, sur plus d’un demi-siècle de recherches et d’avancées… « Fort de 56 années d’expérience dans le domaine de la recherche nucléaire, le site de Cadarache a relevé de nombreux défis pour devenir une référence européenne dans le domaine de la recherche sur les énergies qui émettent peu ou pas de gaz à effets de serre en particulier dans celui de l’énergie nucléaire de fission ».
Avec toujours, ce souci permanent et prioritaire de la sûreté…
« Le site, engagé durablement dans des démarches de prévention, fait en effet preuve d’anticipation permanente en matière d’exigences de sûreté. C’est le résultat de la mobilisation, année après année, des équipes engagées dans une démarche responsable en matière d’environnement, de sûreté et de sécurité.
Une démarche également très suivie par l’Autorité de sûreté: comment s’est-elle déroulée en 2014?
« Effectivement, au-delà des nombreuses actions que nous menons, la surveillance de nos installations exercée par l’Autorité de Sûreté Nucléaire est restée très soutenue avec 53 inspections en 2014. Vous trouverez dans le rapport TSN l’ensemble des résultats dans les domaines fixés par l’article L 125-15 du code de l’environnement, montrant le respect des exigences réglementaires qui nous sont fixées par les autorités. Deux exemples illustrent le fruit de notre démarche : il n’y a pas eu d’incidents ni a fortiori d’accidents déclarés en 2014 mais uniquement des écarts et des anomalies. Dans le domaine environnemental, l’impact des rejets du site est négligeable.
Le bilan des inspection de l’ASN va donc dans ce sens?
« L’Autorité de Sûreté Nucléaire considère que la direction du centre a maintenu une bonne implication dans la sûreté, dans les vérifications internes et relève des avancées significatives dans la surveillance des intervenants extérieurs, la gestion des contrôles, les essais périodiques et dans le suivi des équipements sous pression. Elle note également les progrès accomplis en matière de prise en compte des facteurs sociaux, organisationnels et humains, d’organisation de la maintenance et de protection contre l’incendie et les agressions externes. Enfin, l’ASN estime que l’organisation de la radioprotection des travailleurs demeure robuste.
Le centre est également en train d’évoluer et de se renforcer à la suite des évaluations complémentaires de sûreté post-Fukushima…
Concernant le retour d’expérience de l’accident de Fukushima, l’ASN note en particulier, avec satisfaction, l’évacuation des matières fissiles entreposées dans l’installation MASURCA dont la tenue au séisme avait été jugée insuffisante. A noter que la construction d’un nouveau centre d’intervention et de secours (NCIS) s’inscrit également dans cette optique. Si l’objectif premier est de répondre aux nouvelles exigences de l’ASN, à la suite des évaluations complémentaires de sûreté post-Fukushima, le nouveau centre va permettre d’atteindre un niveau se sécurité et d’efficacité quasi maximale. Il démontre également la capacité du CEA à s’adapter en permanence aux nouvelles contraintes.
C’est également le cas sur d’autres installations, comme le RJH ou AGATE…
« L’année 2014 a effectivement vu la poursuite d’importants travaux sur les installations du centre et en particulier le chantier du réacteur de recherche RJH et la mise en exploitation de la nouvelle station de traitement des effluents radioactifs AGATE du centre.

* Le rapport TSN a été rédigé au titre des articles L. 125-15 et L. 125-16 du Code de l’environnement (ex-article 21 de la loi n°  2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire). Pour une plus large diffusion vers le public, il est transmis à la Commission Locale d’Information et au Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sécurité Nucléaire.