Accueil » Actualités, Communiqué, Environnement, Evénements, Presse, Publications, Sciences et techniques

La Durance, objet de toutes les attentions

Les rejets de chaque installation du centre sont soumis à une réglementation extrêmement précise, fixée par les pouvoirs publics (décisions ASN et arrêté préfectoral). Régulièrement, de très nombreux prélèvements d’air, d’eau, de sols et de végétaux font donc l’objet d’un ensemble d’analyses, de mesures et de contrôles permettant de connaître à tout instant et en tous points l’état radiologique des installations, du site et de son environnement proche. Même si, avant cela, chaque élément est minutieusement contrôlé afin de savoir s’il peut être rejeté dans le milieu naturel.
C’est notamment le cas de certains liquides qui doivent suivre un long cheminement avant de rejoindre, pour certains d’entre eux, la Durance. Ils sont tout d’abord regroupés dans des cuves spécifiques à chaque INB avant d’être transférés à la station d’épuration en tant qu’effluents industriels. Après contrôles chimiques et radiologiques en station d’épuration, les effluents industriels sont regroupés avec les effluents sanitaires dans des bassins de 3000 m3 de la station de rejet, puis rejetés en Durance dans le respect des prescriptions de l’arrêté préfectoral du 25 septembre 2006. Avant tout rejet, le CEA effectue également un ultime contrôle appelé le « test truitelle ».
La qualité écologique des eaux de la Durance est ensuite régulièrement évaluée par un laboratoire
indépendant agréé par le ministère de l’écologie et du développement durable dont les dernières conclusions remontent à moins de deux ans: « l’étude menée sur la Durance est dans l’ensemble satisfaisante », estime le laboratoire. « Le suivi physico-chimique n’a décelé aucune pollution pouvant être imputée au rejet du CEA sur le milieu naturel ». D’où cette conclusion que le rejet des installations du CEA « n’a pas d’impact sur le milieu récepteur, la Durance ». Dans l’eau de la Durance, toutes les mesures de radionucléides figurant dans les rejets du CEA Cadarache sont en inférieures aux limites de sensibilité des appareils. Concrètement, 2,8 Becquerels (Bq) de tritium par litre d’eau sont détectés, sachant que la valeur limite fixée par l’OMS est de 10000 Bq par litre pour l’eau de boisson.
A noter enfin que la Commission Locale d’Information a elle aussi souhaité se pencher sur le sujet: elle a financé à hauteur de 50 000 euros (grâce aux subventions publiques allouées à la CLI), une étude indépendante sur l’impact du CEA dans la Durance. La société Algade, choisie à la suite d’un appel d’offres, a récemment présenté les résultats de ses analyses radiologiques et ses
conclusions sont disponibles sur le bulletin de la Commission. « L’étude ne fait pas apparaître d’impact significatif des rejets liquides radioactifs du CEA Cadarache sur l’environnement ». En revanche, cette étude fait apparaître la présence à un bas niveau de radioactivité artificielle (plutonium et césium) en amont du centre de Cadarache, confirmée par les nombreux bilans annuels réalisés par le Laboratoire d’Analyses Nucléaires et de Surveillance de l’Environnement. Le LANSE de Cadarache estime d’ailleurs qu’il s’agit d’accumulation lente et progressive de sédiments fins provenant de cours d’eau en amont de la Durance. Ce très faible marquage pourrait être l’incidence des anciens essais nucléaires aériens des années 60 dans le Pacifique et de l’accident de Tchernobyl et n’ont, en tout état de cause, aucun lien avec le centre de Cadarache.