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Et si le nucléaire passait à l’orange?

Il suffit d’avoir son permis de conduire pour savoir qu’entre le vert et le rouge, il y a l’orange. Pourtant, selon le député du Vaucluse Julien Aubert, l’évidence tombe quand on change de domaine. A l’image des énergies, qui ne pourraient être que vertes ou rouges. « Les énergies rouges, on les connaît bien et elles sont parfaitement identifiées. Ce sont celles qui sont fortement émettrices de CO2 et très coûteuses financièrement. A l’opposé, il y a les énergies vertes, comme vertueuses, car renouvelables à l’infini. Entre les deux? Pas grand-chose à ce jour… D’où ce constat en forme de proposition du député vauclusien: « il faut impérativement sortir du débat manichéen entre tout bon ou tout mauvais et, par exemple, classer le nucléaire, le gaz ou les ressources issues du schiste dans une catégorie intermédiaire… orange! On doit en effet dépasser « la guerre du schiste » et distinguer pétrole de schiste et gaz de schiste, pour faire du premier une potentielle énergie de transition en examinant son potentiel et en décidant de le mettre au service d’une stratégie bas-carbone ».
Et c’est précisément, selon lui, parce qu’on ne peut pas s’appuyer uniquement sur les énergies vertes que l’on a besoin de leurs homologues oranges. Autrement dit, « il faut limiter et éliminer dès que possible le rouge, à l’image du charbon qui pourrait disparaître d’ici 5 ans en interdisant le recours à l’énergie la plus polluante avant 2020; et s’appuyer sur le orange pour avancer ».
L’argumentation conduit donc le député à « refuser une sortie prématurée du nucléaire, ce qui provoquerait comme en Allemagne une augmentation des émissions de CO2 et de gaz à effet de serre ». A l’image de son parti politique, Julien Aubert dit « non à un doublement de la facture d’électricité des Français et, à un moment où les plus lourdes menaces pèsent sur le nucléaire, redit sa confiance envers les équipes qui font de cette filière un de nos meilleurs atouts dans la compétition mondiale et pour la transition énergétique ».
Enfin, autre proposition détaillée en ce début de séance, la volonté de « fixer un objectif non contraignant de 20% d’EnR d’ici 2030, en simplifiant les règles existantes, en laissant le marché arbitrer le prix des énergies, et en privilégiant fiscalement les énergies vertes qui s’intègrent le plus harmonieusement au réseau existant de manière à limiter les perturbations (biomasse et chaleur).