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Eco-campus Méditerranée: objectif 2016

Le professionnalisme et l’enthousiasme parlent souvent d’eux-mêmes. Surtout quand il est partagé par l’ensemble des acteurs d’un projet… Et Michel Cadot ne s’y est pas trompé. Lors de sa visite à Sainte-Tulle, dans les Alpes de Haute-Provence, sur le site du futur éco-campus Méditerranée, le préfet de la Région PACA a immédiatement été « impressionné », selon ses propres termes, par la l’avancement de la préparation. Car si le représentant de l’Etat savait où il mettait les pieds, il n’espérait sans doute pas un tel degré de précision de la part de l’ensemble des acteurs. C’est d’ailleurs là que se situe la première réussite du futur eco-campus: pouvoir afficher la synergie de l’ensemble des acteurs du territoire avec, dans le sillage de la communauté d’agglomération DLVA et de la CCIT, les Conseil général et régional, EDF, le CEA et l’INSTN, l’Ecole Centrale Marseille, l’IRFEDD (Institut régional de formation à l’environnement et au développement durable), Capénergies ou encore les lycées locaux (lycée professionnel Martin-Bret et lycée des Iscles).
Il faut dire que le Val de Durance, labellisé « Vallée des énergies nouvelles », est une terre historique d’implantation de la filière énergétique avec notamment de nombreuses installations hydroélectriques sur la Durance et le Verdon; sans oublier le nucléaire et de liens étroits avec le CEA Cadarache ou, plus récemment, le solaire et le bois-énergie. Sainte-Tulle et son centre Regain, ancienne école des métiers EDF, s’inscrit dans cette logique et constitue donc un lieu emblématique pour cette future implantation. Le tout au sein du territoire géographique de la toute jeune communauté d’agglomération DLVA (née le 1er janvier 2013) qui joue ainsi son rôle de poumon économique.
L’éco-campus méditerranée sera donc la première pierre d’un projet recouvrant la formation professionnelle mais également le développement économique et le tourisme d’affaire afin de devenir un véritable technopôle de référence autour des énergies décarbonées. Et c’est précisément dans cette optique que le projet a pu s’inscrire dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir. Par avis du Comité d’évaluation du PIA et décision du Premier ministre du 28 mai 2013, le projet a en effet été validé au titre de l’action « modernisation de l’appareil de formation en alternance » avec une aide de 3,4 millions d’euros. C’est un peu plus d’un tiers du montant total, aujourd’hui estimé 9,97 M€ (HT).
L’enveloppe doit permettre la création d’un bâtiment de 3000 m2 qui accueillera 350 alternants. L’offre de formation de la CCIT 04, partenaire essentiel du dispositif, portera alors sur trois volets. Le premier concerne l’installation, la maintenance et le démantèlement de dispositifs de production d’énergies décarbonées: il permettra ainsi de participer pleinement aux deux grands projets en cours de construction au sud du Val de Durance, à Cadarache, avec le RJH et ITER. Dans cette optique, les liens avec le CEA seront donc pérennisés, voire renforcés, afin de s’inscrire aussi dans la continuité de la Cité des énergies. Un second volet concernera la maîtrise de la demande en énergie dans les bâtiments avec, notamment, la mise en place de formation en économie de flux. La création d’un BTS « Fluides Energies Environnement, option maintenance » constituera d’ailleurs une première en région PACA. Enfin, le dernier pan de cette offre globale touchera la commercialisation de biens et de services en énergie et environnement.
Reste désormais à définir une structure de gouvernance qui sera installée avec un conseil d’administration en charge des orientations stratégiques du développement du site, et un conseil scientifique validant l’évolution de la carte de formation proposée. Cette instance permettra de tenir le calendrier annoncé officiellement au préfet de Région avec une première rentrée scolaire programmée en septembre 2015, afin que tout le monde soit prêt à intégrer le nouveau bâtiment, attendu pour le premier semestre 2016.