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Du RJH à la Cité des énergies, le centre prépare les prochaines décennies

Si les anniversaires symbolisent l’ancienneté, ils marquent aussi cette capacité à s’inscrire dans la durée. C’est le cas à Cadarache où le CEA ne s’est pas contenté de souffler ses 50 premières bougies en 2009. Les nombreux projets et chantiers en cours démontrent en effet que le centre continuera à jouer un rôle majeur dans le secteur des énergies bas carbone pendant encore bien des décennies. Ce sera évidemment le cas du réacteur expérimental Jules Horowitz (RJH), en cours de construction, qui participera à la santé publique européenne à partir de 2019.
Les missions du RJH seront multiples puisqu’il servira au développement et à la qualification des matériaux et des combustibles utilisés dans les centrales actuelles et futures. Sûreté, maintien des compétences et formation feront également partie du quotidien du futur réacteur qui produira aussi des radionucléides utilisés par le secteur médical pour réaliser des examens par le biais des scintigraphies. Ces éléments sont actuellement produits par plusieurs réacteurs de recherche, construits dans les années 60. Ce qui signifie qu’ils peuvent faire l’objet de mises à l’arrêt, du fait de leur âge, aboutissant alors au paradoxe médico-industriel suivant: d’un côté, on a des éléments à vie très courte qui ne peuvent pas être stockés. Et de l’autre, on a une demande très forte pour assurer 8 millions d’examens médicaux par an en Europe (715 000 en France). Le renouvellement de cette capacité de production constitue donc un enjeu majeur de santé publique. Et le RJH apportera un élément de réponse stratégique avec une capacité de production comprise entre 25% et 50% des besoins annuels de l’Union européenne.
Mais si le RJH est le plus visible des projets en cours, le CEA s’est également positionné sur d’autres équipements majeurs à l’image du réacteur d’essai à terre (le RES), également en cours de construction. Dédié à la propulsion nucléaires, il permettra de concevoir et fabriquer les combustibles et les coeurs des prochains sous-marins nucléaires, mais également de former les équipages. Toujours au titre des nouveaux équipements, on peut citer les installations Agate (traitement des effluents radioactifs) ou Magenta (entreposage des matières nucléaires nécessaires aux programmes de recherche). Sans oublier les nombreuses installations en cours de rénovation afin de prolonger leur capacités techniques et leur intérêt scientifique.
Enfin, dans cette optique de pérennisation des activités et des savoir-faire, le CEA s’est associé aux collectivités locales pour mettre sur pied la Cité des énergies. Ce nouvel espace de recherche est situé en dehors des clôtures et le premier bâtiment a été inauguré en juin. Biodiesel, photovoltaïque et efficacité énergétique de l’habitat méditerranéen y sont étudiés avec une volonté permanente d’effectuer du transfert technologique en direction des PME régionales. Sans doute de futurs invités pour les prochains anniversaires du CEA Cadarache…