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De la recherche à l’industrie: le cycle vertueux, et rigoureux, du CEA Cadarache

Réseaux, transports ou restauration à l’échelle de plusieurs milliers de personnes par jour. Avant même de parler de recherche, on saisit aisément l’impact économique du CEA Cadarache. Et cette responsabilité croit encore quand on aborde le coeur de l’activité de l’organisme public, basé sur des liens permanents avec le tissu industriel. « Un sujet qui doit être traité avec toujours plus de professionnalisme », insiste d’ailleurs Michel Bédoucha, directeur adjoint du centre, « notamment du fait de la pression de l’emploi et de l’impact quasi-physique de nos décisions avec des entreprises qui s’installent à proximité du site dans le cadre de contrat au long cours ». Enfin, on franchit un niveau supplémentaire compte-tenu de l’activité principale du CEA Cadarache: la recherche dans le domaine du nucléaire: « un secteur dans lequel, personne ne nous passera la moindre approximation! ».
Pour autant, cette rigueur ne doit pas constituer un frein et Michel Bédoucha insiste sur le fait que « le CEA Cadarache a énormément ouvert ses marchés. Il faut que les gens aillent au-delà des a priori et se décomplexent: les règles de l’appel d’offre n’interdisent pas les PME et ETI et il ne faut jamais hésiter à prendre contact avec notre service commercial ». Et il en va de même au moment de l’attribution des marchés: « on n’a pas le culte du moins disant. Tous les aspects entrent en ligne de compte : la sûreté, la sécurité, la qualité technique et aussi, l’économie! » La construction en cours du RJH en est d’ailleurs l’un des meilleurs exemples puisque de très nombreux marchés ont bénéficiés aux PME . Soit au sein de groupements d’entreprises, soit comme sous-traitants. A ce sujet, le CEA est extrêmement vigilant en matière de sous-traitance et doit donner son accord avant toute mise en œuvre de sous-traitance par le titulaire du marché.
« Nous sommes un centre vivant qui a développé un savoir-faire dans le domaine de la recherche sur les énergies bas carbone fission et fusion nucléaire, solaire et biocarburants mais aussi une capacité à conduire des projets qui vont  de l’assainissement/démantèlement à la construction d’installations nouvelles », insiste Michel Bédoucha. Car c’est seulement ainsi que le centre pourra conserver sa place majeure au niveau européen, et sa crédibilité vis-à-vis de son environnement. « Aujourd’hui, nous avons un centre en bon état parce que les directions successives sont parvenues à faire aboutir les projets et programmes conçus dans les années 90. C’est la raison pour laquelle nous devons maîtriser nos dépenses de fonctionnement afin de conserver une capacité d’investissement, et ce, afin que le cycle économique qui va de la recherche à l’industrie ne cesse de s’auto-alimenter.

Un institut tripartite CEA – EDF – Areva
Optimisation, efficacité et sécurité. Une ligne de conduite claire et rigoureuse désormais basée sur des collaborations d’un nouveau genre entre les trois opérateurs historiques que sont le CEA (pour la partie recherche), Areva (construction de réacteurs) et EDF (en tant qu’exploitant). « Officiellement créé il y a un peu plus d’un an, l’institut tripartite constitue le socle de nos relations », détaille Philippe Billot, assistant du directeur, en charge des programmes de recherche. Concrètement, cela signifie que le temps des relations ponctuelles est révolu: « nos collaborations sont désormais intégrées et partagées, y compris au niveau de la R&D, afin d’augmenter la visibilité et, donc, les performances des programmes ». Allongement de la durée de fonctionnement du parc nucléaire français, augmentation des performances et de la sûreté ou encore innovation… Autant de domaines de recherche dans lesquels le CEA, EDF et Areva collaborent de manière permanente avec, là encore, de nombreuses actions conduites en direction des PME et ETI. « Elles permettent notamment de faire progresser nos laboratoires en matière d’instrumentation et de robotique ».