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Convention CEA/IAE: au service des étudiants, et du transfert technologique

Les liens ont beau être naturels, il est souvent nécessaire de les formaliser. Parce que l’évidence est toujours mieux perçue quand elle officielle. Et c’est précisément dans cette optique que s’inscrit la convention signée mardi 14 avril entre l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) d’Aix-en-Provence, installé à Puyricard, et le CEA Cadarache.
Les liens entre les deux institutions remontent à plusieurs années avec la présence de Serge Durand, ancien directeur du centre, dans le conseil d’administration de l’IAE. Premiers liens confortés par les besoins internationaux, notamment en termes de bilinguisme, du chantier Iter. Jérôme Paméla, présent la 14 avril, a d’ailleurs tenu à rappeler le rôle de deux salariées de l’Agence Iter France (qui fait partie du CEA) dans le rapprochement des structures. «Cette notion d’internationalisation est aujourd’hui primordiale pour nous», rappelait Maurice Mazière, citant les besoins spécifiques de deux chantiers en cours à Cadarache: Iter (qui réunit 7 nations dont l’Europe) et le RJH (qui est un projet européen).
Patrick Rousseau, directeur de l’IAE, enchainait en rappelant tout d’abord «la proximité, géographique et professionnelle qui existe entre le CEA et l’IAE». Premier lien qui va désormais permettre d’engager «des opérations d’accompagnement pédagogique, des échanges sous forme d’ateliers ou encore la mise en place de contrats d’apprentissage. Un vrai plus pour nos étudiants qui vont pouvoir ainsi bénéficier d’opportunités nouvelles. C’est une belle projection vers l’avenir».
«La notion de partenariat est aujourd’hui devenue essentielle et incontournable», rajoutait Maurice Mazière. «Il est indispensable de décloisonner les activité et de travailler en réseau. Et on le constate régulièrement avec, pour chaque projet qui sort, une notion de synergie ou de transversalité». En outre ces synergies s’inscrivent parfaitement dans l’une des missions régaliennes du CEA: le transfert. «On a besoin de travailler avec des structures comme l’IAE pour parvenir à transférer nos technologies aux PME locales. Mais pour passer de la recherche à la R&D et à l’exploitation, il y a un savoir-faire que nous, CEA, n’avons pas… On ne peut pas, par exemple, demander à un chercher de faire un business plan. Il ne sait pas faire et ce n’est pas son métier. Alors qu’avec l’IAE, on peut réellement établir un pont entre la recherche et l’entreprise».
Un pont qui, depuis le 14 mai, existe donc officiellement entre Puyricard et Saint-Paul-lez-Durance.