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Colloque aixois: les raisons d’un succès

Au lendemain du colloque aixois, inscrit dans le cadre du débat national sur la transition énergétique et co-organisé par la SFEN Paca et le CEA Cadarache, Guy Brunel, livre son analyse sur cette journée d’échanges. Entre succès de l’organisation, choix des thématiques et décryptage, le directeur de d’unité de communication et affaires publiques du centre bucco-rhôdanien explique cette volonté d’ouvrir le débat afin que «chacun puisse se faire une idée, et se construire une opinion, sur les possibilités en matière de production d’énergie».
Quel a été le point de départ de cette co-organisation de la Société française d’énergie nucléaire et du CEA Cadarache?

«Nous étions convaincu avec la SFEN sur le fait qu’il fallait que l’on fasse un événement dans le cadre du débat national sur la transition énergétique. Et on est assez rapidement tombé d’accord sur l’idée d’une conférence, sur une journée complète, avec une visibilité la plus large possible, notamment auprès des jeunes; d’où le choix d’Aix-en-Provence. Quant à l’implication du CEA Cadarache, elle vient du fait que nous sommes un centre européen de recherche sur les énergies non-émettrices de gaz à effet de serre.»
Toutes les énergies ont pu monter à la tribune: pourquoi ce choix?
«Notre volonté était de présenter toutes les sources possibles afin que chacun puisse se faire une idée, et se construire une opinion, sur les possibilités en matière de production d’énergie. Je pense que le déroulé de la journée a permis à tout le monde de comprendre notre objectif premier: informer.»
Avec la SFEN et le CEA aux manettes, le risque était pourtant d’être taxé de parti-pris. Or vous avez fait le choix d’ouvrir le débat …
«Nous estimons que pour décider et faire des choix, il faut avoir toutes les informations sur un problème. Il faut comprendre les choses et ne surtout pas avoir une vision parcellaire. Si on est allé dans cette direction c’est précisément pour ne pas tomber dans les travers que l’on combat. Notre but n’était surtout pas de mettre des choses dans la tête des gens mais de leur donner des outils pour comprendre et choisir.»
Quel est le premier bilan?
«Il y a de nombreux points positifs avec une participation de près de 450 personnes conforme à nos attentes, une bonne conduite, un contenu de haut niveau et des retombées dans la presse. Et même si nous attendons encore le retour complet des fiches remplies par les personnes présentes, on peut dire que cette journée a atteint ces objectifs et parler de succès.»
Cela fait aussi partie des missions du CEA Cadarache?
«On a apporté notre pierre à l’édifice du débat national sur la transition énergétique, sans arrière-pensées et sans imposer de solutions. On continuera bien sûr d’intervenir à l’occasion d’autres réunions et on répondra aux sollicitations mais au titre d’expert. Il n’y a pas d’autres actions pro-actives prévues.»
Le CEA ne fait en effet pas officiellement partie du débat: qu’en pensez-vous?
«A titre personnel, j’estime que ce débat est tronqué puisqu’il manque certaines parties prenantes de la problématique énergétique. C’est quand même très surprenant que le CEA n’en fasse pas officiellement partie! J’estime que nous avons besoin d’un mix énergétique intelligent; autrement dit, nous avons besoin de toutes les formes d’énergie. La question étant de savoir quel pourcentage attribuer à chacune… Et l’idéal serait que tout le monde accepte réellement de jouer ce jeu-là.»