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CEA Cadarache: tourné vers demain sans jamais oublier son quotidien

Qui a dit qu’on ne pense plus à demain quand on approche de la soixantaine? Certainement pas la direction du CEA Cadarache! Loin de subir l’âge de ses installations, pour la plupart construites dans les années 60, le centre bucco-rhôdanien n’a jamais cessé d’anticiper leur renouvellement. Au point d’être d’ores et déjà paré pour 60 années supplémentaires.
En matière de fission, la construction du Réacteur Jules Horowitz (RJH) constitue un symbole en la matière. Ce réacteur de recherche sera en effet dédié aux études de comportement sous irradiation des combustibles et des matériaux pour les différentes générations de réacteurs nucléaires. Il sera en effet dimensionné pour répondre, pendant 50 ans, à la demande des électriciens et/ou instituts de recherche (français ou étrangers),
mais également à la demande des programmes propres du CEA. Sans oublier le fait qu’en 50 ans, on va des réacteurs actuels jusqu’à ceux de 4e génération, en passant par l’EPR. Autrement dit, le RJH devra être en mesure d’accueillir tous les types de dispositifs représentant les différentes filières de réacteur. Il participera également à la santé publique européenne puisqu’il assurera la production de radionucléides, utilisés par le secteur médical pour réaliser des examens non intrusifs par le biais des scintigraphies.
Mais le RJH n’est pas un cas isolé. Le pôle fission du centre travaille également au renouvellement de ses laboratoires, à l’image du projet MOSAIC qui, à l’horizon 2025, sera non seulement le seul laboratoire chaud du CEA, mais également le seul en France. Il permettra d’examiner des combustibles irradiés et, avec le RJH, il constituera un atout majeur en matière de R&D nucléaire. Toujours dans la fission, mais cette fois au niveau de la gestion des déchets et des effluents, le CEA Cadarache a mis en service trois nouvelles installations ces 10 dernières années. Le centre est donc désormais à la pointe, et en adéquation avec les toutes dernières contraintes règlementaires, assurant une protection
optimale du personnel exploitant, mais également de l’environnement.
D’ailleurs, dans ce registre, on peut également souligner la construction en cours du NCIS,
le nouveau centre d’intervention et de secours. Car si l’objectif premier est de répondre aux nouvelles exigences de l’Autorité de Sûreté nucléaire (ASN), à la suite des évaluations complémentaires de sûreté post-Fukushima, le nouveau centre va également permettre d’atteindre un très grand niveau de sécurité et d’efficacité. Ce positionnement stratégique n’est pas uniquement dédié à la fission ; au contraire… Côté fusion, la proximité du projet ITER a permis aux équipes de l’IRFM (Institut de Recherche sur la Fusion par confinement Magnétique) de participer activement au projet international. L’IRFM et son tokamak, Tore Supra, se sont en effet officiellement mis au service d’ITER dans le cadre du projet WEST. Objectif : tester le futur divertor d’ITER : un élément directement en contact avec le plasma et qui, pour la première fois, sera fabriqué en tungstène.
Enfin, la Cité des énergies, avec ses très nombreux projets, constitue aussi un pan majeur des futurs développements du centre, aussi bien en matière de recherche sur les performances énergétiques des maisons, que de la possibilité de produire des biocarburants à partir de micro-algues… Sans oublier, bien sûr, l’énergie solaire avec le projet MEGASOL. Cette plateforme de démonstration et d’expérimentations sert en effet de support à de nombreuses technologies, le plus souvent développées en France. En outre, sa taille lui permet d’une part de prendre en compte les procédés des très grandes centrales solaires et, d’autre part, d’observer l’écosystème pendant toute la durée du projet. Car, du solaire à la fission en passant par la fusion, l’impact de chacune des installations du centre constitue toujours une priorité.