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CEA, AIF, CCITI … des sigles et des hommes

Un gigantesque puzzle dont les pièces seront assemblées à Cadarache. Derrière ce résumé volontairement simplifié, voire simpliste, se cache l’une des problématiques majeures du programme de recherche international ITER avec, à la clé, le respect des engagements de l’Etat français au titre de l’accueil du projet. C’est l’une des missions de l’Agence ITER France (lire ci-dessous), antenne du CEA Cadarache installée dans les locaux du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives. L’AIF est donc responsable de l’entretien, la pérennité, la viabilisation et la surveillance de l’itinéraire ITER. Sans oublier la préparation des convois, assurée par une cellule de coordination mise en place au sein de l’AIF. «La CCITI a été créée en 2011 en application d’une lettre interministérielle signée le 22 février, sur proposition du préfet de Région et de l’administrateur général du CEA», détaille Pierre-Marie Delplanque, directeur de la Cellule. «L’objectif premier était de répondre à un besoin de coordination lié au nombre d’acteurs et d’intervenants. Les missions sont multiples: cela va de l’interface avec les opérateurs et les gestionnaires concernés jusqu’à la sécurité dans et autour du convoi, en lien avec la gendarmerie. La cellule de coordination est également chargée de la pérennité de l’itinéraire et, donc, de son entretien. Sans oublier un volet « communication « , à destination des communes et de leurs habitants, mais aussi de tous les usagers de la route».
Dans un premier temps, l’une des problématiques essentielles est l’optimisation de l’impact de la campagne de tests, puis des convois réels, sur la population des 16 communes traversées. Du 16 au 20 septembre, l’ensemble des acteurs s’est placé dans la configuration la plus contraignante en terme de masse et de gabarit pour réaliser les mesures sur les ouvrages d’art. Ce qui signifie que les temps de déplacement du convoi test seront plus longs. «On estime en effet que les convois réels mettront en une et trois nuits pour relier Berre à Cadarache, en fonction des caractéristiques des éléments à transporter», continue le directeur de la CCITI. «Parmi les 230 convois attendus sur l’itinéraire, une trentaine aura des caractéristiques semblables à celles de la maquette que nous utilisons en septembre».
Ensuite, les résultats des mesures vont être analysés: «ce sera l’occasion de dresser un bilan avec l’ensemble des acteurs afin de mettre sur pied la répétition générale, sans doute avant la fin de l’année. On fera à nouveau rouler la même remorque mais, cette fois, dans les conditions réelles de déplacement de sorte à valider les temps estimés. On sera alors prêt à recevoir le premier composant attendu au premier semestre 2014, en provenance des Etats-Unis». Sachant que la CCITI ne pourra définir les dates précises des convois qu’à J moins 15… «On va en effet avoir d’un côté des agences domestiques qui voudront livrer la pièce dès qu’elle sera terminée et, de l’autre côté, une organisation internationale qui ne voudra réceptionner la pièce qu’au moment précis où elle en aura besoin… Une aire de stockage a d’ailleurs été prévue sur le port. Et en fonction de la production et des besoins, un premier planning trimestriel sera établi et, donc, affiné jusqu’à J moins 15».

La rôle de l’Agence ITER France
Au coeur des interfaces, l’Agence ITER France du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) est un acteur clé de la mise en oeuvre des engagements de la France dont la contribution au sein du projet s’élève à 1,2 milliards d’euros: travaux d’aménagement du site de construction (entre 2007 et 2010), accueil des personnels d’ITER et de leur famille, coordination des opérations pour le transport des composants, collecte des contributions en nature et financières, participation à l’élaboration de l’offre régionale d’accueil (hébergement et logement, emploi, implantation des entreprises…), mobilisation de l’industrie française et suivi des retombées économiques.