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Cadarache et Saclay sont les deux premiers centres au monde labellisés « ICERR » par l’AIEA

Le dossier de candidature remis par le CEA à l’AIEA au début de l’année 2015 était centré sur le
Réacteur Jules Horowitz, actuellement en construction sur le site de Cadarache, et sur des
installations de recherche associées (maquettes critiques, laboratoires chauds). Concernant le RJH, cette labellisation confirme et officialise l’intérêt croissant suscité par le futur réacteur expérimental. Son instrumentation, dont certains dispositifs permettent de réaliser des analyses en temps réel, constitue en effet l’un des atouts majeurs de la future installation. « Dans ce domaine, les concurrents potentiels du RJH ont des capacités plus restreintes. Et ce sont précisément ces capacités-là qui intéressent beaucoup nos partenaires… ».
Aujourd’hui, le projet RJH fédère un consortium international composé de 11 membres* autour du CEA, qui en est le maître d’ouvrage et sera l’exploitant nucléaire; sans oublier le Japon dans le cadre d’accords bi-latéraux avec le CEA.« Le consortium n’est pas fermé et on peut accueillir d’autres membres », détaille Gilles Bignan qui rappelle que le caractère international du projet réside également dans sa capacité à accueillir ponctuellement des non-membres, comme l’Australie, les Etats-Unis ou l’Afrique du Sud. La Commission européenne, qui contribue à hauteur de 6%, a d’ailleurs tout de suite vu l’intérêt du projet en matière d’harmonisation des normes de sûreté, notamment entre l’Est et l’Ouest de l’Union. Et c’est précisément dans cette optique que l’AIEA a souhaité contribuer à faire du RJH une véritable plate-forme Internationale en le positionnant comme centre de référence international autour de réacteur de recherche.
Pour autant, l’attribution de ce label a été le fruit d’un long processus qui a duré environ un an: audit sur les sites, évaluation par un comité de sélection international composé de membres, de l’AIEA et de représentants de la communauté des réacteurs de recherche, établissement d’un rapport d’expertise par l’AIEA vérifiant que l’offre CEA est bien en conformité avec les critères définis par les termes de référence des ICERR… « Ce label vient aujourd’hui saluer les capacités expérimentales de la DEN en association avec la DSM et l’INSTN. Il est prévu dans un premier temps l’accueil de 15 à 20 visiteurs scientifiques sur les deux centres CEA, dans le cadre d’actions bilatérales encouragées par l’AIEA via ce label ICERR », précise le Commissariat dans un communiqué.
Le but du programme ICERR, lancé en 2014 par l’AIEA, est d’aider ses États membres ne disposant pas de réacteurs expérimentaux, à accéder aux capacités de réacteurs de recherche internationaux existants. L’objectif est de former les scientifiques et de développer leurs compétences techniques en vue de la construction et de l’utilisation de telles infrastructures dans leurs pays. Les outils expérimentaux de la Direction de l’Energie Nucléaire – réacteurs de recherche (RJH, Eole, Minerve, Orphée et Isis) et laboratoires chauds (Léci et Léca) – seront ainsi mis à disposition d’institutions des États membres de l’AIEA pour l’éducation, la formation de terrain et le développement conjoint de projets de R&D, sur la période 2015-2020.
* Le consortium est composé de : AREVA, EDF, JRC (Commission européenne), CIEMAT (Espagne), NRI (République Tchèque), SCK-CEN (Belgique), VTT (Finlande), VATTENFALL (Suède), DAE (Inde), IAEC (Israël), NNL (Grande-Bretagne).