Accueil » Actualités, Communiqué, Environnement, Evénements, Presse, Publications, Sciences et techniques

Barroso et Fioraso réaffirment l’importance du nucléaire

« Si vous saviez le nombre de pays qui postulent pour avoir le prochain commissaire européen à l’énergie! C’est un signe fort… » Dès ses premiers mots, José Manuel Barroso a donné le ton de sa rencontre avec Bernard Bigot, administrateur général du CEA, et Christian Bonnet, directeur du centre de Cadarache. Sa visite, qui s’inscrivait dans une tournée des grands projets européens stratégiques pour la lutte contre le changement climatique et la transition énergétique, lui a permis de découvrir le chantier du RJH, les installations solaires et la plateforme Héliobiotech; aux côtés de Geneviève Fioraso, secrétaire d’état à l’Enseignement supérieur et à la Recherche.
De retour de Saint-Michel-l’Observatoire, où il a inauguré la tour Icos, une antenne dédiée à la mesure des gaz à effet de serre*, le président Barroso a échangé avec la secrétaire d’Etat et l’administrateur général sur la thématique de l’énergie. Une discussion au cours de laquelle chacun a pu rappeler l’importance du nucléaire dans le mix énergétique; José Manuel Barroso affirmait d’ailleurs assumer pleinement, voire revendiquer, son passage dans un centre dont les recherches sont historiquement orientées vers le nucléaire. L’occasion, pour Geneviève Fioraso et Bernard Bigot de rappeler que si l’atome va baisser en pourcentage en France, la puissance installée, elle, ne variera pas. « Il n’est pas question de perdre notre expertise et nos savoir-faire dans ce domaine », a rajouté la secrétaire d’Etat en détaillant que « l’essor des renouvelables en France va surtout permettre de remplacer les énergies carbonées fortement émettrices de gaz à effet de serre ». Enfin, Geneviève Fioraso a insisté sur l’importance des programmes d’efficacité énergétique, rappelant que « l’énergie la moins chère et la moins polluante reste celle qui n’est pas consommée ».
Le président de la Commission européenne a d’ailleurs tenu à « remercier la France pour son soutien dans le programme ambitieux de l’Europe pour l’efficacité énergétique: il faut trouver un accord mondial et j’espère que ce sera le cas en octobre prochain à Paris lors de la conférence mondiale sur le climat. Quand je vois la capacité de nos pays à combiner traditions, savoir-faire, sciences et innovations, je suis fier d’être européen ». Et de rappeler que, pour les sept ans à venir, « le budget européen pour la recherche a été augmenté de 30%, soit un programme de 80 milliards d’euros. Le plus important programme au monde! »
On retrouve d’ailleurs des fonds européens dans nombre de projets développés au CEA, à l’image du RJH, première étape de la visite interne du président de la Commission européenne, ou encore des plateformes solaires et Héliobiotech, via les Fonds européens de développement économique et régional (FEDER). Sans oublier la participation financière à hauteur de 6,6 milliards d’euros au projet ITER, ultime étape de la visite du président Barroso.

*La Tour ICOS de l’Observatoire de Haute-Provence constitue une nouvelle composante du réseau international ICOS (Integrated Carbon Observation System) pour la mesure des gaz à effet de serre, auquel collaborent plusieurs organismes de recherche français dont le CEA (aux côtés du CNRS, de l’Université Versailles-Saint-Quentin et de l’INRA).